Publié par L'équipe dans Actualités le 29/09/2026 à 16:52
Après avoir jonglé pendant des chapitres entre les fronts multiples d'Elbaph, Oda fait un choix éditorial fort avec ce 1194 : un chapitre presque entièrement dédié à Zoro et à sa progression vers la maîtrise du Haki des Rois.
Le résultat est l'un des meilleurs chapitres solo du sabreur depuis Wano, une leçon de Mihawk d'une profondeur philosophique inattendue, un Perona qui surgit au meilleur moment pour être hilarant, et une image finale qui promet un combat contre Sommers enfin à la hauteur des enjeux.
La couverture montre un singe qui force Teach à écrire avec un pinceau sur du papier. Un gag visuel savoureux qui met le grand méchant de la saga en position d'humilité forcée, à l'image d'un écolier puni.
Ce chapitre sort dans le numéro double WSJ N°43-44 après une semaine de pause. Il se concentre entièrement sur le combat entre Zoro et Sommers, laissant de côté tous les autres fronts : Luffy épuisé, Loki en forme hybride, Brook et Gunko, la boîte de Biblo.
Un pari risqué mais assumé : Oda avait promis dans les chapitres précédents que Zoro avait compris comment vaincre les Chevaliers Divins. Ce chapitre est la démonstration.
Le chapitre s'ouvre sur Sommers qui perçoit d'abord une menace dans la posture de Zoro, puis réalise que le sabreur ne contrôle pas encore pleinement son Haki des Rois. La tension retombe d'un coup. Sommers se met à rire, moqueur, traitant Zoro d'idiot et d'inutile.
C'est exactement ce dont Zoro a besoin. Profitant que Sommers baisse sa garde dans l'hilarité, il lui transperce le dos avec son sabre et atteint son cœur, sans l'endommager pour l'instant. Ce n'est pas encore le coup décisif. C'est le premier test.
Ce qui suit est une scène que la communauté décrit unanimement comme étrange, brutale et géniale en même temps : Zoro continue de découper Sommers en morceaux tout en essayant de contrôler son Haki des Rois. Bras, jambes, torse, Sommers régénère à chaque fois grâce à son pouvoir de Chevalier Divin boosté par l'Omen. Ce n'est pas un combat au sens traditionnel du terme. C'est de l'entraînement en conditions réelles, sur un adversaire qui peut encaisser indéfiniment.
Au fil du combat, Zoro se remémore deux moments distincts qui s'entrelacent dans sa mémoire pour lui livrer la clé qu'il cherchait.
D'abord, Luffy, lors d'un moment informel, lui avait dit simplement : « Hein ?! Tu ne le savais pas ?! Ça se voit pourtant ! » — parlant de son Haki des Rois. Une observation brute, sans explication technique, mais parfaitement juste : Zoro possédait le pouvoir depuis longtemps, il ne savait juste pas le contenir et le diriger.
Puis le flash principal : Mihawk et Perona, dans un cadre d'entraînement sur l'île Obsuria.
Le moment de bascule arrive. Sommers, épuisé de régénérer encore et encore, furieux d'avoir été autant sous-estimé lui-même en sous-estimant Zoro, se prépare enfin à tuer le sabreur sérieusement. La menace est réelle : Sommers avec l'Épée de la Colère d'Imu, boosté par l'Omen, est à un niveau que Zoro n'a pas encore pu égaler frontalement.
C'est à ce moment précis que Zoro noue son bandana autour de sa tête.
Dans One Piece, le bandana de Zoro est un signal que le lecteur reconnaît immédiatement : c'est le geste qui précède ses moments les plus sérieux et les plus puissants. Depuis Alabasta, depuis Enies Lobby, depuis Wano, quand Zoro noue son bandana, le combat prend une autre dimension.