Publié par L'équipe dans Actualités le 02/06/2026 à 16:37
Oda continue le plongeon dans le passé de Brook avec un chapitre délibérément court, seulement 13 pages, mais chargé d’une densité émotionnelle rare.
On y découvre l’enfance misérable du futur musicien, sa rencontre avec un prince qui lui cache son rang, et les premières racines d’une loyauté née dans la douleur, la faim et l’injustice. Sans grande scène d’action ni révélation spectaculaire, le chapitre préfère construire lentement le drame d’Esperia, comme une blessure ancienne dont les conséquences pourraient encore peser sur le présent.
Le chapitre s'ouvre sur Sully à l'âge de quatorze ans. Sa beauté attire déjà l'attention des royaumes voisins, au point que plusieurs princes viennent la demander en mariage. Mais Sully n'a rien d'une héritière docile : elle repousse les prétendants, les affronte, et affirme qu'elle ne veut ni d'hommes faibles ni d'hommes incapables de jouer de la musique.
Cette scène installe une chose essentielle : Sully admire autant la force que la musique. Ce double idéal explique son attachement à Brook, qui devient pour elle une présence presque familiale. Il n'est pas seulement un musicien du palais : il est quelqu'un qui la comprend, la fait rire et l'accompagne dans une période où son destin semble déjà se refermer autour d'elle.
Le flashback remonte encore plus loin que le chapitre précédent. À onze ans, Brook vivait seul dans une décharge et observait souvent les autres enfants apprendre la musique et jouer d'instruments. À cette époque, il n'était pas très populaire car, vivant dans la décharge, il était souvent chassé.
Ayant grandi dans une décharge avec très peu d'opportunités, Brook blâmait l'ancien roi pour son enfance misérable. Cette amertume envers la royauté donne une toute autre profondeur à sa fidélité future, elle n'était pas innée, mais conquise.
Brook croisa le chemin du prince Louvain, âgé de 21 ans, qui se lia d'amitié avec lui tout en gardant son identité royale secrète. Ami d'enfance de Brook, le prince cachait son identité royale lorsque les deux compères étaient petits. Il aidait le garçon qui vivait alors dans une grande précarité, n'hésitant pas à voler des épices pour l'aider à masquer le goût de ses plats cuisinés avec des ingrédients douteux.
Cette relation est le cœur émotionnel du chapitre : un prince qui renonce à ses privilèges pour être l'ami d'un gamin des décharges, et un Brook rancunier envers la royauté qui ne sait pas encore que son meilleur ami en fait partie. L'ironie tragique est typique d'Oda.
La situation dégénère quand des marines corrompus s'en prennent à Brook, l'accusant faussement d'être lié à la famille Moulon. Louvain intervient pour défendre son ami, et c'est à ce moment que les marines le trahissent en l'appelant "prince".
Les membres du convoi avertissent Louvain que les marines sont toujours soutenus par le Gouvernement Mondial, ce qui risque de provoquer des tensions entre Esperia et l'organisation. Louvain, indifférent, affirme que le soutien du gouvernement à des soldats corrompus est pour lui un signe annonciateur de la fin du monde. Les marines implorent sa clémence, mais Louvain les ignore et les traite de moins que rien, les éliminant avec Candelle.
Après avoir prouvé l'innocence de Brook et neutralisé les marines corrompus, Louvain ramène son ami au palais pour le faire soigner. La scène qui suit est l'une des plus touchantes de l'arc.
Touché par la gentillesse de Louvain, Brook a les larmes aux yeux. Louvain demande à ce que Brook soit nourri et logé dans la caserne des gardes, et qu'il ait droit à une vraie place. C'est ainsi que naît la loyauté à vie du musicien envers la famille royale d'Esperia, non pas par allégeance aveugle, mais par dette de cœur.